Depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc s’emploie à vendre au monde l’image d’un organisateur modèle : infrastructures modernes, logistique maîtrisée, hospitalité irréprochable.
Mais à quelques heures de la finale, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) vient brutalement fissurer ce storytelling bien huilé.
Dans un communiqué sans détour, la FSF dénonce une série de dysfonctionnements graves, révélant une réalité bien éloignée de la vitrine soigneusement exposée.
Sécurité : une arrivée chaotique et indigne
Première claque : l’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat. Pas de dispositif de sécurité digne d’une finale continentale.
Pas d’encadrement sérieux. Joueurs et staff exposés à une promiscuité dangereuse.
On parle ici d’une finale de CAN. Pas d’un match amical de quartier.
Ce manque de professionnalisme met en danger les acteurs et montre un mépris évident pour les standards internationaux que le Maroc prétend pourtant incarner.
Hébergement : il faut se plaindre pour être respecté
Plus choquant encore : la FSF a dû envoyer une protestation officielle pour obtenir un hôtel 5 étoiles.
En clair, sans pression, le Sénégal n’aurait même pas eu droit aux conditions minimales de récupération qu’exige une finale.
C’est donc à coups de courriers de réclamation qu’on obtient un traitement normal ?
Ce simple fait démontre que rien n’est spontané, rien n’est naturel, rien n’est équitable dans cette organisation.
Entraînements : une injustice flagrante
La FSF a catégoriquement refusé de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, camp de base de l’équipe adverse.
Faut-il vraiment expliquer en quoi c’est un problème ?
Donner à une équipe son site habituel pendant qu’on ballade l’autre sans même lui notifier où elle s’entraînera, c’est une rupture manifeste de l’équité sportive.
À ce jour, le Sénégal n’a toujours pas reçu de site officiel d’entraînement.
On est à la veille d’une finale de CAN. Et rien n’est prêt.
Billetterie : une humiliation pour les supporters sénégalais
Côté tribunes, la situation est tout aussi scandaleuse. La FSF ne reçoit que deux billets VVIP. Impossible d’acheter plus de places VIP ou VVIP, contrairement aux demi-finales.
Quant aux supporters sénégalais, ils doivent se contenter de quotas ridiculement bas : 300 billets en Catégorie 1, 850 en Catégorie 2, 1700 en Catégorie 3.
Ces chiffres sont dérisoires au regard de la demande. Résultat : des milliers de supporters laissés sur le carreau.
Une finale africaine… sans l’Afrique dans les gradins.
La grande illusion
Le Maroc soigne son image. Communication maîtrisée, storytelling léché, discours bien rodé. Mais les faits, eux, sont têtus.
Quand une équipe finaliste doit :
- se plaindre pour être logée correctement,
- refuser un site d’entraînement biaisé,
- attendre toujours une notification officielle,
- subir des restrictions absurdes de billetterie,
- arriver sans sécurité,
on ne parle plus de simples ratés.
On parle d’un système.
La CAF interpellée
Ce communiqué de la FSF n’est pas un caprice. C’est un cri d’alarme. Et il concerne toute l’Afrique.
Car si une finale peut être organisée dans ces conditions, alors plus aucune équipe n’est à l’abri demain.
La CAF ne peut plus se cacher derrière la façade.
Le football africain mérite mieux que du décor. Il mérite du respect.
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