ET SI LE PREMIER SON D’UN RAPPEUR EN DISAIT DÉJÀ TOUT SUR SON AVENIR ?


ET SI LE PREMIER SON D’UN RAPPEUR EN DISAIT DÉJÀ TOUT SUR SON AVENIR ?

Avant d’être le mec de Pimp My Ride, avant d’être une figure incontournable du rap West Coast des années 2000, Xzibit n’était qu’un jeune MC qui tentait de percer avec un tout premier single. On est en 1995, dans les studios Ameraycan à North Hollywood. Alvin Joiner, encore loin d’être une star reconnue de tous, enregistre « Paparazzi » avec le producteur Thayod Ausar. Le morceau sort officiellement le 27 mai 1996, en single principal de son album de début, « At the Speed of Life », chez Loud Records et RCA.


Ce qui frappe d’abord, c’est le choix du sample. Plutôt que de piocher dans un classique funk ou soul comme la majorité des productions West Coast de l’époque, « Paparazzi » s’appuie sur « Pavane (Vocalise) » interprétée par Barbra Streisand elle-même une reprise de la fameuse Pavane de Gabriel Fauré, compositeur classique français du 19e siècle.

Un choix presque audacieux pour un titre de mafioso rap, ce sous-genre du hip-hop qui emprunte son esthétique et son vocabulaire à l’univers du crime organisé et de la mafia italienne. Le contraste entre la grâce classique du sample et la dureté du flow de Xzibit, c’est justement ce qui donne au morceau toute sa texture particulière.


Et le titre du morceau n’est pas anodin. « Paparazzi », c’est déjà une déclaration d’intention. Xzibit y parle de la célébrité, de ceux qui observent, qui guettent, qui veulent capturer chaque faux pas. Un thème presque prophétique pour un artiste qui allait, quelques années plus tard, devenir l’un des visages les plus reconnaissables du rap grâce à la télévision et à son rôle central aux côtés de Dr. Dre sur l’album « The Chronic 2001 ».


Ce qui est encore plus fascinant, c’est la seconde vie qu’a connue ce morceau, bien loin des clubs et des freestyles. L’instrumental de « Paparazzi » a été utilisé pour clore « Pax Soprana », le sixième épisode de la première saison des Sopranos, l’une des séries les plus cultes de l’histoire de la télévision américaine.

Et plus tard encore, le morceau atterrit dans la bande-son de Tony Hawk’s Pro Skater 3, l’un des jeux vidéo les plus emblématiques du début des années 2000, découvert par toute une génération qui n’avait probablement jamais entendu parler de Xzibit avant ça.


Alors la vraie question à se poser : combien de morceaux fondateurs, sortis en single de débutant sans grosse promotion, finissent par vivre une deuxième vie totalement différente, portés par une série culte ou un jeu vidéo, et touchent finalement bien plus de monde que le public visé au départ ?
« Paparazzi » n’était qu’un premier single. Mais avec son sample inattendu et ses deux vies parallèles, à la télé et sur console, il est devenu la preuve qu’un morceau peut voyager bien plus loin que l’endroit où il est né.


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Xzibit #WestCoastHipHop #Paparazzi #GFunk #HipHopHistory



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Author: Firebarzzz
Firebarzzz, passionné de Hip-Hop et Oldschool (Eastcoast, Westcoast, Funk, RnB), partage ses sélections sur Firebarzzz.com et anime l’émission “So Many Ways” sur Campus FM de 21h à 23h. Suivez-le sur YouTube , Instagram et X/Twitter .

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